Archives du mot-clé Jean-Louis Giovannoni

[Du côté des lecteurs] « Extraits de correspondances avec le poète J.-L. Giovannoni »

Correspondance publiée avec l’accord du poète. Dans ces extraits, il donne ses retours de lecture de  Myth(e) – version juin 2009.


Le 09 août 2009

« Cher Joël,

Quel beau livre ! Très sincèrement. Un véritable voyage. Une aventure. Avec en son centre cette incapacité à traduire une chose en une autre. Exactement ce qui se passe à chaque instant de notre vie.

À la moindre respiration, sensation : ceci ne passera pas dans cela. À jamais décalé. Toujours pris dans le jeu de l’entre. Dans ce battement où ça franchit sans passer entièrement.

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Montagne magique à Massat


RÉCIT D’UNE RÉSIDENCE D’ÉCRITURE AVEC « L’ŒIL DU SOUFFLEUR ÉDITIONS ET CIE » – OCTOBRE 2015.

Ça a commencé par de l’attente. L’attente d’un avion. Trois heures pour une histoire de « problème électrique ». Les mécaniciens durent chercher des pièces à Paris-Orly, mais la réparation s’avérera un peu compliquée. Ils dépêcheront un autre avion, qui devra passer par Nice. Arrivé sur la côte d’Azur, la direction de la compagnie alertera l’équipage qu’il est « en butée horaire ». On fera appel à un équipage tout frais provenant de Londres, à destination de Nantes. Via Nice. Pour se rendre à Toulouse. La résidence à Massat pouvait commencer.

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Les multitudes du Giovannoni

TEXTE PUBLIÉ PAR POEZIBAO LE 18 MAI 2011 (EN SAVOIR PLUS)

Envisager * sous les portraits de Gilbert Pastor, Jean-Louis Giovannoni, éd. Lettres vives, coll. Terre de poésie, mars 2011, Paris.

Ils étaient deux à discutailler, Gisèle Berkmann et le Giovannoni, non loin d’une entrée de métro, place Clichy, à la Librairie de Paris. Deux côte à côte et le public devant, assis, debout, passant, repassant, riant parfois, grave souvent, à l’affût des lâchers de mots des deux compères. Arrivé en retard à trop vouloir être en avance, j’étais là, debout derrière une rangée de livre, pianotant à tout va, l’ordinateur portable posé sur deux gros romans égarés. Il n’y avait pas de raison, les mots n’appartiennent à personne, leurs mots je les ai faits miens. Du moins j’en ai fait l’essayage.

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